Par la loi du 24 juillet 2006, la France a souhaité réorganiser l’immigration professionnelle afin de répondre aux véritables besoins de recrutement qui existent dans certaines activités. Cependant, en accueillant les étrangers dont la venue sera favorable au dynamisme et à la création d’emplois sur le marché national du travail elle entend aussi préserver les intérêts des pays d’origine et contribuer à leur développement. Plusieurs pays ont d’ailleurs signé avec la France des accords de gestion concertée des flux migratoires qui doivent permettre des échanges privilégiés.
Aux procédures classiques, dont certaines ont été repensées dans une optique de simplification, s’ajoutent de nouveaux dispositifs adaptés à ces enjeux, tels les titres de séjour « compétences et talents » et « salarié en mission », d’une validité de trois ans.
Il apparaît par ailleurs nécessaire d’adapter l’immigration professionnelle à l’évolution et aux changements enregistrés sur le marché du travail en France.
Compte tenu de la crise économique mondiale, les nouvelles orientations du gouvernement entendent favoriser l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi français ou étrangers et maîtriser l’accès à l’immigration professionnelle.
Une nouvelle liste réduite à 14 métiers dits « en tension » ouverts à l’immigration a été publiée en août 2011.
Ces dispositions n’intéressent pas les ressortissants de l’Union européenne (à l’exception de la Bulgarie et de la Roumanie) ni des pays assimilés (Norvège, Islande, Liechtenstein, Suisse, Andorre, Monaco, Saint-Martin).