Un dispositif particulier de libre circulation du séjour et du travail s'applique aux ressortissants de l'Union européenne, aux ressortissants d'un autre Etat partie à l'EEE et de la Confédération suisse. Pour les ressortissants bulgares et roumains, les autorisations de travail restent obligatoires jusqu'à la fin de la période transitoire.
Bénéficiaires
Ressortissants de l'UEUnion Européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède).
Ressortissants d'un autre Etat partie à l'EEEEspace Economique Européen (Islande, Liechtenstein, Norvège).
Ressortissants de la Confédération suisse.
Catégories non concernées
Les ressortissants bulgares et roumains doivent obtenir une autorisation de travail jusqu'à la fin de la période transitoire (1er janvier 2014).
Toutefois :
- les ressortissants bulgares et roumains ayant achevé avec succès, dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national, un cycle de formation conduisant à un diplôme au moins équivalent au master, sont exemptés de la nécessité d’obtenir un titre de séjour et une autorisation du travail.
Conditions d'attributions
Libre circulation des ressortissants de l'UEUnion Européenne, d'un autre Etat membre de l'EEEEspace Economique Européen et de la Confédération suisse.
Pas d'autorisation de travail nécessaire.
Exception(s)
Au regard du travail la situation de l’emploi reste opposable pour les ressortissants bulgares et roumains, sauf pour une liste spécifique de 291 métiers.
L’entreprise doit fournir la preuve de sa recherche infructueuse de candidat sur le marché du travail en France (attestation établie par le Pôle Emploi par exemple).
Si l’activité envisagée figure parmi les métiers dits en tension, pour lesquels il existe des difficultés de recrutement, la situation de l’emploi n’est pas opposable.
Pour un contrat de travail supérieur à 3 mois et inférieur à 1 an, la carte de séjour portant la mention « UEUnion Européenne - toutes activités professionnelles » d’une durée égale à celle de l’activité est délivrée. Dispense du CAIContrat d'Accueil et d'Intégration.
Pour un contrat de travail supérieur à 1 an, la carte de séjour portant la mention « UEUnion Européenne - toutes activités professionnelles » d’une durée de 5 ans est délivrée. Dispense du CAIContrat d'Accueil et d'Intégration.
Famille du bénéficiaire
La famille des ressortissants de l'UEUnion Européenne, selon la situation de la personne qu’il accompagne ou rejoint, bénéficie du droit de libre établissement même si elle possède la nationalité d'un Etat tiers.
Titre délivré au salarié
Pas d'obligation de détenir un titre de séjour, sauf si l'intéressé le demande, il doit se le voir délivré.
Les ressortissants bulgares et roumains qui souhaitent exercer une activité professionnelle salariée ou non salariée en France doivent demander un titre de séjour.
Titre donné à la famille
- Les membres de la famille d'un ressortissant d'un Etat tiers ont le droit de séjourner en France (dispense de carte de séjour).
- Les membres de la famille d'un ressortissant de l'UEUnion Européenne, originaires d'un Etat tiers ainsi que les membres de famille ayant la nationalité bulgare et roumaine, lorsqu'ils veulent exercer une activité professionnelle, doivent être muni d'une carte de séjour. Cette carte, dont la durée de validité correspond à la durée de séjour envisagée du ressortissant de l'UEUnion Européenne dans la limite de 5 années, porte la mention "UEUnion Européenne - membre de la famille".
Procédure à suivre
Première délivrance
Composition du dossier
Pas d'autorisation de travail pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne, sauf ressortissants bulgares et roumains :
- lettre motivant le recrutement du salarié et détaillant les fonctions qu'il exercera,
- formulaire CERFACentre d'enregistrement et de révision des formulaires administratifs correspondant à la nature de l'activité salariée,
- extrait Kbis, s'il s'agit d'une personne morale (sauf s'ils ont déjà été transmis au cours des 12 derniers mois et n'ont pas été modifiés),
- extrait K ou carte d'artisan ou avis d'imposition, s'il s'agit d'une personne physique (sauf s'ils ont été transmis au cours des 12 derniers mois et n'ont pas été modifiés),
- statuts de la personne morale, s'ils existent,
- copie du dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales (sauf s'il a déjà été transmis au cours des 12 mois précédents)
- le cas échéant, copie du dernier bordereau de versement des cotisations à la caisse des congés payés (sauf s'il a déjà été transmis au cours des 12 mois précédents),
- copie du passeport ou du document national d'identité du salarié s'il réside à l'étranger,
- curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa qualification et de son expérience (diplôme, titre...), si l'exercice de l'activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, justificatifs que ces conditions sont remplies,
- le cas échéant, arrêté de nomination,
- lorsque la situation de l'emploi est opposable, justificatifs des recherches effectuées pour recruter un candidat déjà présent sur le marché de l'emploi.
Pièces complémentaires éventuelles
Pour les ressortissants bulgares et roumains uniquement :
- copie du projet de contrat de travail,
- copie des 2 dernières pages du registre unique du personnel ou copie des 3 dernières déclarations des mouvements de personnel pour les établissements de plus de 50 salariés.
Lorsque l'employeur a déjà sollicité une autorisation de travail, il peut lui être demandé :
- les 3 derniers bulletins de paie des salariés étrangers ayant travaillé en France,
- les justificatifs du dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales.
Dépôt du dossier
- Pas de formalités administratives particulières pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- DIRECCTEDirection régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi pour les ressortissants bulgares et roumains.
Instruction de la demande
- Pas de formalités administratives particulières pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- DIRECCTEDirection régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi pour les ressortissants bulgares et roumains.
Visite médicale
- Pas de visite médicale pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
Remise du titre de séjour
- Pas d'obligation de détenir un titre de séjour pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- Préfecture pour les ressortissants bulgares et roumains.
Renouvellement
Composition du dossier
Pas d'autorisation de travail pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
Les ressortissants bulgares et roumains, qui ont été admis sur le marché du travail pour une durée continue de 12 mois, ont droit au renouvellement de leur titre de séjour sans avoir à solliciter d'autorisation de travail. Il doit être vérifié que l'intéressé a effectivement travaillé pendant cette période et qu'il continue à occuper le même emploi ou qu'il est titulaire d'un nouveau contrat de travail. Si l’intéressé a initialement obtenu une autorisation de travail pour une période inférieure à un an, il doit solliciter à nouveau une autorisation de travail en présentant une nouvelle proposition d'embauche qui devra être soumise à l'examen du SMOEService de Main d'Œuvre Etrangère qui comprend :
- attestation de présence dans l'emploi établie par l'employeur,
- trois derniers bulletins de paie (lorsque ces documents ne permettent pas de justifier du respect des conditions de rémunération initialement prévues, l'administration peut demander la production de bulletins supplémentaires),
- dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales et, le cas échéant, des cotisations à la caisse de congés payés,
- dans les cas prévus par les conventions bilatérales de sécurité sociale, le certificat de détachement.
Lorsque l'étranger n'occupe plus l'emploi ayant justifié l'autorisation de travail précédente.
S'il est privé d'emploi :- lettre de rupture du contrat de travail,
- attestation de l'employeur destinée au Pôle Emploi,
- certificat de travail,
- le cas échéant, attestation de l'organisme versant les allocations de chômage justifiant de la période de prise en charge restant à courir et indiquant le montant de l'indemnisation.
S'il a retrouvé un emploi ou a changé d'employeur :
- trois derniers bulletins de paie (lorsque ces documents ne permettent pas de justifier du respect des conditions de rémunération initialement prévues, l'administration peut demander la production de bulletins supplémentaires).
Pièces complémentaires éventuelles
ndDépôt du dossier
- Pas de dépôt pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- Préfecture pour les ressortissants bulgares et roumains.
Instruction de la demande
- Pas d'instruction pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- Préfecture pour les ressortissants bulgares et roumains.
Remise du titre de séjour
- Pas de remise pour les ressortissants de l'UEUnion Européenne.
- Préfecture pour les ressortissants bulgares et roumains.
Taxes à acquitter
Taxes dues par l'employeur
Pas de taxe.
Taxes dues par l'étranger pour la délivrance
Exempté.
Taxes dues par l'étranger pour le renouvellement
Exempté.
Taxes dues par le conjoint
Textes de référence
- articles L121-1 à L121-5 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA)
- articles L5221-1, L5221-2 et R5221-2 du Code du travail
- arrêté du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l'emploi, des autorisations de travail aux ressortissants des Etats de l'Union européenne soumis à des dispositions transitoires, modifié par l'arrêté du 24 juin 2008
- circulaire DPM/DMI2/2006/200 du 29 avril 2006 relative aux autorisations de travail délivrées aux ressortissants des nouveaux Etats membres de l’UE
- circulaire NOR IMIM/08/00033C du 4 juillet 2008 relative au nouveau régime d’accès au marché du travail des ressortissants des nouveaux Etats membres de l’UE
- circulaire NOR IMIM1000116C du 10 septembre 2010 relative aux conditions d’exercice du droit de séjour des ressortissants de l’Union européenne, des autres Etats parties à l’Espace économique européen et de la Confédération suisse, ainsi que des membres de leur famille.
- circulaire IOCL11300031C du 21 novembre 2011 et ses 10 annexes sur les modalités d'application du décret n° 2011-1049 du 6 septembre 2011 pris pour l'application de la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, l'intégration et la nationalité et relatif aux titres de séjour
- circulaire INTK1233053C du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites
- arrêté du 01 octobre 2012 modifiant l’annexe de l’arrêté du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l’emploi, des autorisations de travail aux ressortissants des Etats de l’Union européenne soumis à des dispositions transitoires
- loi n°2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012
- loi n°2012-1509 du 29 décembre 2012 de finances pour 2013
- décret n°2009-2 du 2 janvier 2009 (JORF du 4 janvier 2009) relatif au montant des taxes prévues aux articles L.311-13, L.311-14 et L.311-15 du CESEDA
- décret n° 2010-689 du 24 juin 2010 (JORF du 25 juin 2010) relatif au montant des taxes prévues aux articles L.311-13 et L.311-14 du CESEDA
- décret n° 2011-163 du 9 février 2011 relatif au montant des taxes prévues aux articles L.311-13, L.311-14, L.311-15, D.311-18-1 et D.311-18-2 du CESEDA
- décret n° 2011-1070 du 7 septembre 2011 relatif à l’entrée en vigueur des dispositions relatives aux taxes sur les titres de séjour et les titres de voyage prévues à l’article 77 de la loi n° 2010-1657 du 29 décembre 2010 de finances pour 2011
- décret n° 2011-2062 du 29 décembre 2011 relatif aux taxes prévues aux articles L311-13, L311-14 et L311-15 du CESEDA
- décret n° 2012-1535 du 29 décembre 2012 relatif aux taxes prévues aux articles L311-13 et L311-14 du CESEDA
- circulaire NOR IOCV1102492C du 11 mars 2011 relative aux taxes liées à l’immigration et à l’acquisition de la nationalité
- circulaire NOR IOCV1112766C du 27 septembre 2011 relative à l’entrée en vigueur de l’article 77 de la loi de finances pour 2011 instituant notamment un droit de timbre de 19€ sur les cartes de séjour
- circulaire NOR IOCV1114298C du 16 décembre 2011 relative à la suppression de la série spéciale de timbres propre à l'OFII
- circulaire NOR IOCL1201043C du 12 janvier 2012 relative aux taxes liées à l’immigration et à l’acquisition de la nationalité. Mise en œuvre des dispositions de l’article 62 de la loi de fiances pour 2012
- circulaire NOR INTV1243671C du 31 décembre 2012 relative aux taxes liées à l’immigration et à la mise en œuvre de l’article 42 de la loi de finances pour 2013
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